Historique

Devant l’ampleur d’un tel bilan, l’on ne peut que se résigner à esquisser rapidement l'historique de Caritas, et ce dans le cadre de trois grandes périodes ; celles-ci permettent également de mettre en évidence les trois grandes mutations qui ont permis à Caritas d’assurer sa pérennité au fil des ans, malgré parfois des contextes et des conjonctures difficiles.
LES PREMIERS 25 ANS (1957-1982)
AU SERVICE DES OEUVRES
Le 28 février 1953, l’Episcopat du Canada se réunit à Montréal pour fonder la Conférence catholique canadienne du bien-être, qui sera nommée Caritas-Canada l’année suivante au moment de son incorporation civile ; cet organisme est le pendant national de la C.I.C.C.
- les prêtres-directeurs diocésains
- la famille
- l’enfance
- l’immigration
- la santé
- les loisirs
- les conseils d’œuvres
Montréal et Québec en 1948 et en 1950, Joliette en 1953, Trois-Rivières en 1955, St-Jean en 1956 ainsi que St-Jérôme, Sainte-Anne-de-la-Pocatière et enfin Sherbrooke en 1957.
Elles ne s’exercent pas auprès de l'homme mais auprès d'œuvres au service de l’homme.
UNE CHARITÉ COLLECTIVE ORGANISÉE
"Il revient aux pasteurs... d’apporter une aide morale et spirituelle pour que les réalités temporelles soient renouvelées dans le Christ." (Vatican II, Décret sur l'Apostolat des Laïcs)Organisation interne

Abbé Desève Cormier, Directeur de Caritas de 1958 à 1998
Recrutement des œuvres
Fonctionnement

Trefflé Michaud, Président du conseil d'administration de Caritas de 1972 à 2002 et de 2006 à 2009
En ce qui concerne les comités, il existe deux comités permanents :
Activités
L'action de Caritas-Sherbrooke en ce qui concerne les œuvres existantes du diocèse comme tel semble plutôt difficile à cerner et consiste principalement à regrouper et fusionner dans la mesure du possible; ainsi apparaissent une Société de réhabilitation renouvelée en 1960, des Sociétés de Saint-Vincent-de-Paul jumelant une paroisse riche avec une paroisse pauvre, de même que le Centre d’action familiale en 1964, le Service d’aide aux prisonniers en 1965 et le Service d’aide aux Néo-Canadiens(SANC) en 1967.
- le Relais St François en 1972
- un Service social scolaire en 1961
- le Camp Michel en 1962
- le Bureau d’assistance judiciaire du district de St-François en 1960
- le Comptoir familial en 1960
- la Villa Marie-Claire en 1966
- l' Atelier Poly-Teck en 1961
- la Villa Dufresne en 1969
- le Service d'entraide internationale en 1962
- la Campagne du pain partagé en 1963
- le Service des bénévoles en 1965
- pour terminer, avec l’appui de l’Association des travailleurs sociaux professionnels de Sherbrooke, à la fondation d’une école de service social à l'Université de Sherbrooke en 1965.
À ce moment, Caritas-Sherbrooke commence à traverser une première crise de croissance et s’interroge sur l’opportunité de renoncer à ses fonctions de conseil d'œuvres. En somme, il vit la même remise en question que Caritas-Canada.
Suite à Vatican II qui insiste sur la nécessité de la bonne organisation de la pastorale dans l'Eglise et suite aux changements sociologiques qui incitent à la distinction des fonctions d'ordre civique et temporel d’avec les fonctions d’ordre plus proprement pastoral, Caritas-Sherbrooke songe sérieusement à orienter ses activités vers sa seule fonction de commission diocésaine de pastorale sociale.
UNE FOI VIVANTE
"Si la foi n’a pas les œuvres, elle est tout à fait morte" (St Jacques, Ch. II, verset 17).Caritas ne conserve alors sous son autorité que le Fichier de Noël et le Service des bénévoles, tout en continuant d’assurer les services de secrétariat à L'aide aux Néo-Canadiens et au Service d’entraide internationale. Cette situation prendra toutefois fin dès 1970 avec le rapatriement du Fichier de Noël et du Service des bénévoles au Conseil de bien-être.
Malgré cette pénible situation de perte de deux de ses principaux rôles jusqu'alors, Caritas continue quand même son travail d’animation pastorale avec une sincérité qui ne laisse aucun doute. Il met en place d’autres œuvres : la Ligue pour le développement en 1970 qui devient la Ligue de solidarité en 1975, Secours-Amitié en 1972, la Ligue pour la protection de l’enfance(LIPPE) et Récupex en 1975 ainsi qu'Achèt'Estrie en 1979.
Tout en acceptant son nouveau statut, Caritas-Sherbrooke ne peut par ailleurs se limiter à l'animation théorique et verbale. Il réclame donc une animation pratique et active par l’implication dans certaines œuvres. Cette façon de faire conduira éventuellement à la perte dudit statut.
Il est bien clair que Caritas-Sherbrooke suit les signes des temps et se laisse porter par une conception engagée de la pastorale caritative, ce qui ne peut faire l'unanimité. C'est finalement en 1981 que Caritas-Sherbrooke perd son mandat de commission diocésaine d'animation aux réalités caritatives et sociales aussi bien d’ordre régional qu’international, et ce au profit d’un Service diocésain de pastorale sociale différent de Caritas-Sherbrooke et financé à même les fonds antérieurement alloués à Caritas-Sherbrooke. C’est ainsi que Caritas-Sherbrooke se retrouve sans fonction officielle, et sans vivres, tout en ayant le droit d’exister en tant qu’organisme catholique d'action sociale.
LES 15 ANNÉES SUIVANTES (1982-1997)
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- croissance rapide des obligations financières et des effectifs en personnel de Caritas-Sherbrooke, ces obligations et effectifs ayant pratiquement doublé en 6 ans;
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- besoin de réexamen, de revitalisation et de transition en matière d'orientations et de fonctionnement en vue d'un nouveau départ;
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- nécéssité de mettre à jour la Charte et les règlements de Caritas-Sherbrooke, compte tenu de la disparition au cours des années de ses trois missions générales (Conseil de bien-être, Campagne unifiée de sollicitation et Office de pastorale sociale).
LA PROFONDE MUTATION (1998-2001)
- -Ensuite au niveau de ses trois mandats particuliers désormais disparus : la responsabilité de l'organisation de la Campagne de Charité (aujourd’hui Centraide-Estrie) de 1957 à 1967 ; la responsabilité de Conseil régional de Bien-être (aujourd’hui inexistant) de 1958 à 1967 ; et la responsabilité d'agir comme commission diocésaine de pastorale sociale de 1958 à 1981. Puis suivent une série de mesures que l’on peut facilement résumer comme suit :
- -Mise au point et début de réalisation, dans le cadre d’un projet articulé autour de délégués régionaux, d’une structure décentralisée de Caritas, et ce tant au niveau de ses services et projets que d’une représentation de la région, de l'Archevêché et d’autres partenaires à l'intérieur de ses instances ;À cette fin, cessation des activités de deux grands services : l’Action fraternité internationale (AFI) dont les derniers dossiers actifs sont en voie de traitement et incorporation dans une entité légale distincte du Centre d’action bénévole ;
- -Entrée en fonction, au début d'avril 1999, d’un nouveau directeur en la personne de monsieur l’abbé Robert Rouleau qui, tout en demeurant curé, s'est attelé avec vigueur à ce nouveau défi de prendre la relève de monsieur l’abbé Desève Cormier. À la barre de Caritas-Sherbrooke avec un cahier de réalisations bien rempli, ce dernier a pu recevoir un hommage de gratitude bien sincère de la part de nombreux collaborateurs et amis au cours de la Fête annuelle des bénévoles de Caritas ; cet événement a pris place le 26 septembre 1999 et fut, peu de temps après, suivi d’un autre durant lequel la maison qui abrite alors Caritas au 636 de la rue Québec, a officiellement été baptisée MAISON CORMIER, cette maison ayant été propriété de ses parents et habitée par leur famille composée de l'abbé Cormier et de ses deux frères.
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-Révision complète des diverses politiques relatives au personnel (salaires et avantages sociaux) de Caritas de même que réorganisation progressive des tâches et de l’infrastructure informatique requise ;
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-Mise en place, au niveau de la Fondation Caritas, d’un nouveau Conseil d'administration distinct de celui de Caritas; ce nouveau Conseil, désormais de composition mixte, comporte 10 membres dont 6 sont nommés par l'Archevêque de Sherbrooke et 4 par le Conseil d’administration de Caritas ;
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-Application progressive d'une nouvelle approche et philosophie de partenariat sur le terrain :
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-Projets-Milieu destinés principalement à des fins de dépannage et de financement à court terme ;
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-Ententes de service avec affectation de ressources humaines et monétaires dans les diverses zones du diocèse de Sherbrooke et dans les diverses MRC de l’Estrie ;
Signature de (2) Ententes-cadre 2 :
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-Entente spécifique sur la participation sociale impliquant comme partenaires Caritas, Centraide, le CRD et trois ministère provinciaux pour un investissement annuel de l’ordre de 360 000$ par année durant la 1ère année et de 310 000$ par année pour les deux autres années, 60 000$ par année provenant de Caritas;
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-Entente-cadre impliquant Caritas, le Diocèse de Sherbrooke, les Chevaliers de Colomb et Desjardins ; prévoyant un investissement de l’ordre de 100 000$ par année durant 3 ans dont 30 000$ par année provenant de Caritas, ce projet a pu être finalisé au cours de l’automne 2001 et était déja partiellement en voie de réalisation avec la conclusion récente d'une Entente de service avec le Diocèse de Sherbrooke.
LA PROGRESSIVE CONSOLIDATION (2002 - 2004)
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-intégration au Diocèse de Sherbrooke en partenariat avec celui-ci, notamment en matière de pastorale sociale;
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-mise à jour de sa Charte et de ses Règlements généraux pour refléter lesdits changements;
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-abandon de la réalisation et du maintien d’organismes socio-communautaires en intervenant en partenariat et sur le terrain à l'aide d’effectifs professionnels;
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-conclusion d’une entente-cadre en partenariat avec les firmes CIBC et CIBC WOOD GUNDY : celles-ci vont désormais prendre la relève de Caritas pour la tenue de son Tournoi annuel de golf et lui en remettre les profits nets annuels.
Il faut également prendre bonne note que la mauvaise température peut parfois et subitement compromettre considérablement l’atteinte des objectifs visés, comme ce fut la cas pour la Campagne de Noël pour la paix en décembre 2003.
Il faut enfin réaliser l’essoufflement et le vieillissement de bon nombre de valeureux bénévoles au fil des ans , Caritas s’apprêtant à célébrer ses 50 années d’opération en 2007.
Voilà pourquoi le moment est particulièrement propice pour mettre l’épaule à la roue et réaliser les activités suivantes, avant d’entreprendre d’autres Lac-à-l’Épaule pavant la voie à d’autres éventuelles mutations :finaliser la base des données des donateurs en l’arrimant avec la grande famille des bénévoles et ainsi disposer des données nécessaires pour adéquatement reconnaître le mérite et honorer ces importants effectifs tout en leur conférant un long et substantiel sentiment d’appartenance à Caritas;
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-réaliser un programme précis d’action pour assurer une meilleure visibilité de Caritas à partir du document de politique intitulé PROMO CARITAS et adopté en décembre 2003;
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-commencer à mettre en place des Café Internet, d’abord à Sherbrooke si possible et ultérieurement dans les 5 autres districts de l’Estrie; ceci en vue d’agrandir, de rajeunir et de revitaliser notre famille de bénévoles tout en recentrant l’action de Caritas sur sa base chrétienne, i.e. celle de l’Évangile et de la pensée de l’Église catholique. Comment? En développant un esprit de compassion et de charité chrétienne qui doit être l’aiguillon de la justice sociale et qui incite à l’entraide et au partage;
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-mettre au point les mécanismes d’allocation des subventions provenant du Fonds diocésain de lutte contre la pauvreté et l’injustice en Estrie : meilleure compréhension et application des critères d’attribution, sensibilisation à des causes de caractère régional, etc;
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et enfin, ne pas mettre de côté l’incontournable équilibre budgétaire absolument nécessaire à la survie de tout organisme, surtout communautaire.
De 2005 à aujourd'hui
Caritas Estrie
En 2005, la Charte et les Règlements généraux sont modifiés et confirme la présence de l'Archevêché et des Chevaliers de Colomb dans ses instances décisionnelles.
Caritas Sherbrooke reçoit de nouvelles lettres patentes , en août 2005, dorénavant l'appellation légale sera: le Service Caritas Estrie inc.
Comités de district
En régionalisant et en décentralisant ses pouvoirs, Caritas Estrie donne plus d'autonomie à ses Comités de district. Ceux-ci ont pour rôle;
- D'organiser les diverses Campagnes de financement dans leur district, notamment la Campagne pour la paix et la Campagne du pain partagé.
- De distribuer les sommes recueillies dans leur district par le Fonds diocésain de lutte contre à la pauvreté et l'injustice en Estrie.
En 2005, voici la répartition des 6 comités de district en Estrie.
# 04- Coaticook, Magog, Stanstead
# 23- Windsor, Richmond, Valcourt
# 35- East-Angus, Weedon, La Patrie
# 79- Sherbrooke Ouest, St-Élie, Lennoxville
# 87- Asbestois, Wotton, Danville
# 108- Lac-Mégantic, Woburn, St-Romain
# 112- Sherbrooke Est, Bromptonville, Stoke
* À partir de 2008, le district 04 se divise en deux à cause de son étendue et de la concentration des résidents à Magog et Coaticook.
04-C- Coaticook, Compton, Waterville
04-M ;Magog, North Hatley, Stanstead
* En 2009, le district 35 se divise en deux à cause de la grandeur de son territoire
35-E- East-Angus, Cookshire, La Patrie
35-W- Weedon, Beaulac, Stratford
En 2009, il y a maintenent 9 districts en Estrie.
Fonds diocésain de lutte contre la pauvreté et l'injustice en Estrie
Entente-cadre 2005-2008
Caritas Estrie en est à sa deuxième Entente-cadre pour le Fonds diocésain de lutte contre la pauvreté et l'injustice en Estrie, entente signée avec le Diocèse de Sherbrooke, les Chevaliers de Colomb et la caisse populaire Desjardins des Moulins et du Vieux-nord pour une durée de trois ans de 2005 à 2008.
Ce Fonds vise à financer des activités ou des projets qui répondent aux besoins de personnes défavorisées ou souffrant d'exclusion. Le Fonds permettra aussi de répondre à des demandes ponctuelles de dépannage en faveur d'organismes en difficulté. Les projets financés sont en lien avec la pauvreté, l'injustice, la famille, la jeunesse ou la pastorale sociale.
En 2005: 123 086.22$ furent distribués en Estrie pour le bénéfice de 212 projets du Fonds de lutte et 45 892.71$ pour le secours direct (Soutien aux projets locaux).
En 2006: 116 503.76$ pour 221 projets du Fonds de lutte et 42 743.36$ en secours direct.
En 2007: 113 803.52$ pour 133 projets du Fonds de lutte et 53 136.50$ en secours direct.
En 2008: 75 000$ pour 105 projets du Fonds de lutte et 27 750$ en secours direct
Entente-cadre 2008-2011
Signature d'une nouvelle Entente-cadre; Août 2008-Juillet 2011

Sur la photo, M.Trefflé Michaud, président de Caritas Estrie, Mgr André Gaumond, Archevêque du Diocèse de Sherbrooke et M. Andréo Desmarais, directeur régional des Chevaliers de Colomb Estrie.
Pour cette nouvelle entente, Caritas injectera 200 000$ par année, pour répondre aux demandes de financement.
En 2009, 156 009$ furent distribués pour 178 projets du Fonds de lutte sur une enveloppe globale de 194 107$. Le surplus non distribué de 38 098$ au 31 décembre 2009 sera donc ajouté à l'enveloppe de l'année 2010. Pour le secours direct 18 500$ ont été attribués.