Historique 1957 à aujourd'hui

Fondé en 1957, Caritas compte maintenant 59 années d'existence et il a mis en place plus de 50 organismes ou projets de lutte à la pauvreté à la grandeur de l'Estrie.

Devant l'ampleur d'un tel bilan, l'on ne peut que se résigner à esquisser rapidement l'historique de Caritas, et ce dans le cadre de trois grandes périodes; celles-ci permettent également de mettre en évidence les trois grandes mutations qui ont permis à Caritas d'assurer sa pérennité au fil des ans, malgré parfois des contextes et des conjonctures difficiles.

LES PREMIERS 25 ANS (1957-1982)
Cette période comporte trois parties intitulées: Au service des œuvres, Une charité collective organisée et Une foi vivante. Encore une fois, leur présentation s'avère condensée pour des raisons d'économie d'espace et de temps. Pour de plus amples informations, il suffit de consulter l'ouvrage écrit par mesdames Andrée Désilets et Louise Brunelle-Lavoie en 1982 et portant comme titre L'action sociale à Sherbrooke, Caritas-Sherbrooke (1957-1982).
AU SERVICE DES OEUVRES
À l'occasion de l'Année sainte de 1950, se tient à Rome un congrès international de la charité. On y décide la formation d'un organisme permanent de coordination de toutes les œuvres de charité catholiques du monde: La Conférence internationale des charités catholiques (C.I.C.C.).

Le 28 février 1953, l'Episcopat du Canada se réunit à Montréal pour fonder la Conférence catholique canadienne du bien-être, qui sera nommée Caritas-Canada l'année suivante au moment de son incorporation civile; cet organisme est le pendant national de la C.I.C.C.

Caritas-Canada étend cependant son champ d'action aux loisirs. Ce faisant, il ajoute, à l'assistance et à la réhabilitation sous forme de secours direct, la prévention par des initiatives éducatives et socio-économiques, sans cependant se donner un rôle dans ce dernier domaine. Caritas-Canada compte sept commissions d'étude nationales:

  • les prêtres-directeurs diocésains
  • la famille
  • l'enfance
  • l'immigration
  • la santé
  • les loisirs
  • les conseils d'œuvres
À la présidence du Comité exécutif de Caritas-Canada, on remarque les noms du célèbre docteur Edouard Samson de Cartier-Ville (1953-1955), de Maurice Delorme, avocat bien connu dans le milieu sherbrookois (1955-1957), et de Thomas Tremblay, juge de la Cour supérieure et président de la Commission qui porte son nom.
Comme Caritas-International doit entraîner la formation de plusieurs Caritas nationales, Caritas-Canada doit se reproduire au niveau diocésain; et, vu que la Commission des prêtres diocésains est d'abord préoccupée de pastorale caritative tout comme la Commission des conseils d'œuvres est ,de son côté, préoccupée de la structuration des œuvres, c'est ainsi que l'on voit apparaître des Caritas diocésains portant parfois des appellations différentes:

Montréal et Québec en 1948 et en 1950, Joliette en 1953, Trois-Rivières en 1955, St-Jean en 1956 ainsi que St-Jérôme, Sainte-Anne-de-la-Pocatière et enfin Sherbrooke en 1957.

Caritas-Sherbrooke, suite à une étude demandée par Mgr Cabana, archevêque de Sherbrooke, reçoit alors le mandat d'agir comme Conseil des œuvres pour toutes les œuvres de charité, de bien-être et d'assistance sociale dans la ville et le Diocèse de Sherbrooke. On officialisait ainsi la dimension diocésaine des œuvres et, en conséquence, l'on étendait au Diocèse la campagne de charité annuelle devant soutenir ces œuvres, campagne jusqu'alors limitée à la ville de Sherbrooke. Enfin, l'on répondait également à l'attente d'une personne locale très engagée, Maurice Delorme, qui à ce moment terminait son mandat de président de Caritas-Canada.
 
C'est aussi grâce à l'influence de Maurice Delorme et avec l'appui de l'Archevêque que le nouvel organisme prend le nom de Caritas-Sherbrooke, nom qui convient bien à l'esprit de charité qui devra l'animer et nourrir par après l'engagement des diocésains. Il apparaît alors que les autorités diocésaines, laïques comme religieuses, se préoccupent de garder intime le lien avec la charité catholique nouvellement organisée et de garder intacte l'image d'une Église séculairement associée aux démunis. C'est ce qu'atteste la vaste campagne de presse du Messager Saint-Michel qui crée et produit durant toute une année une chronique hebdomadaire intitulée Caritas.

Bref, Caritas-Sherbrooke reçoit dès sa création une triple mission: conseil d'œuvres, commission diocésaine d'action sociale et responsabilité de la campagne de charité diocésaine. Plus spécifiquement, Caritas-Sherbrooke assume l'organisation et la coordination du bien-être et de l'assistance à un niveau supérieur et pour tout le Diocèse.

L'organisme n'a pas de responsabilité directe vis-à-vis les individus. Il étudie les problèmes sociaux et propose des solutions aux autorités compétentes. Il peut susciter la création d'un service devenu nécessaire mais sans s'impliquer dans l'opération du service. En résumé, les fonctions de Caritas-Sherbrooke sont générales et indirectes.

Elles ne s'exercent pas auprès de l'homme mais auprès d'œuvres au service de l'homme.

UNE CHARITÉ COLLECTIVE ORGANISÉE

"Il revient aux pasteurs... d'apporter une aide morale et spirituelle pour que les réalités temporelles soient renouvelées dans le Christ." (Vatican II, Décret sur l'Apostolat des Laïcs)

Organisation interne
Comme tout organisme qui voit le jour, Caritas-Sherbrooke s'organise en trois temps dans la soirée du 12 août 1957. Une première assemblée unit les six directeurs provisoires: le chanoine Gérard Letendre, l'abbé Lucien Girard, messieurs Henri Labonne, Georges Auray, Louis-Georges Carignan et Marcel Guy. On adopte la constitution de l'organisme et convoque une assemblée générale spéciale pour élire les directeurs permanents.
Cette assemblée suit immédiatement et donne un mandat officiel aux six membres fondateurs. Une heure plus tard, ceux-ci tiennent la première assemblé des directeurs permanents où ils élisent leurs premiers officiers: Henri Labonne, président; Georges Auray, secrétaire; et Louis-Georges Carignan, trésorier. La présidence est finalement assumée 4 jours plus tard lors de la deuxième assemblée par Maurice Delorme en faveur duquel Henri Labonne démissionne.

Caritas-Sherbrooke est une corporation civile en vertu des lettres patentes octroyées le 25 juillet 1957 et enregistrées le 2 août suivant. Afin de préserver le rôle de commission diocésaine de pastorale, Mgr Cabana fait reporter l'engagement du directeur général jusqu'au retour de l'abbé Desève Cormier, qui fait des études en vue d'une maîtrise en service social à Washington.



Abbé Desève Cormier, Directeur de Caritas de 1958 à 1998

Abbé Desève Cormier, Directeur de Caritas de 1958 à 1998

C'est ainsi que l'abbé Cormier entre en fonction le 1er juillet 1958 et ouvre son bureau au sous-sol de la basilique St-Michel avec un secrétariat permanent placé sous la responsabilité de Céline Roy. Sans tarder, l'abbé Cormier présente un programme d'action extrêmement ambitieux prenant l'allure d'un manifeste révélant surtout la philosophie de l'auteur et l'orientation qu'il entend donner au nouvel organisme. À Caritas-Sherbrooke, tout partira dans l'action qui entraînera la recherche sociale, et la recherche engendrera à son tour l'action sociale.


Recrutement des œuvres

De 1959 à 1967, l'organisme voit à regrouper les œuvres existantes et certaines de ses propres créations (Le Comptoir familial en 1960, Le Service d'assistance aux handicapés en 1961 et le Camp Michel en 1962), afin de mieux coordonner le travail de ces 23 entités.

Trefflé Michaud, Président du conseil d'administration de Caritas de 1972 à 2002 et de 2006 à 2009

Trefflé Michaud, Président du conseil d'administration de Caritas de 1972 à 2002 et de 2006 à 2009

Le Conseil d'administration se réunit toutes les semaines. C'est là que s'élaborent les priorités d'action et que se déterminent les démarches concrètes auprès des œuvres et les pressions sur les différents gouvernements. Comme tout corps électif, le Conseil d'administration rend compte de son administration à l'assemblée annuelle où l'on distingue la présence de membres invités en plus de celle des membres réguliers.

En ce qui concerne les comités, il existe deux comités permanents:

Budgets des diverses œuvres et Campagne de charité dont le rôle exclusif est d'organiser la souscription. Il importe également de mentionner l'existence de nombreux comités ad hoc selon les exigences du moment ainsi que plusieurs commissions de recherche qui s'attardent aux questions sociales très englobantes et extensibles: famille-enfance, personnes âgées, loisirs et immigrants. Voilà donc comment se réalise le lien entre Caritas-Sherbrooke, Caritas-Canada et Caritas-international.Activités
Caritas-Sherbrooke se préoccupe d'abord de subventionner une dizaine d'œuvres existantes: l'Accueil, l'Assistance maternelle, Domrémy-Sherbrooke, le Foyer Saint-Joseph, la Garderie Sainte-Elisabeth, l'Hôpital Notre-Dame-de-l'Enfant, l'Hospice du Sacré -Coeur, la Maison Saint-Georges, l'Ordre des infirmières Victoria (Victorian Order of Nurses) ainsi que les Petites sœurs de l'Assomption. Ce rôle s'estompe à mesure que s'organisent les services sociaux gouvernementaux et prend fin vers l'an 1964.

L'action de Caritas-Sherbrooke en ce qui concerne les œuvres existantes du diocèse comme tel semble plutôt difficile à cerner et consiste principalement à regrouper et fusionner dans la mesure du possible; ainsi apparaissent une Société de réhabilitation renouvelée en 1960, des Sociétés de Saint-Vincent-de-Paul jumelant une paroisse riche avec une paroisse pauvre, de même que le Centre d'action familiale en 1964, le Service d'aide aux prisonniers en 1965 et le Service d'aide aux Néo-Canadiens(SANC) en 1967.
Mais surtout Caritas-Sherbrooke s'occupe de dépister, d'identifier et d'analyser les problèmes sociaux pour mettre en place de nouveaux organismes répondant aux besoins en cause. C'est le cas des œuvres qui suivent et qu'on peut regrouper autour des trois types de désavantagés sociaux qu'elles veulent secourir: les enfants de milieux défavorisés, les indigents sur le plan matériel et les victimes de préjugés sociaux. En voici une liste sommaire:
  • le Relais St François en 1972
  • un Service social scolaire en 1961
  • le Camp Michel en 1962
  • le Bureau d'assistance judiciaire du district de St-François en 1960
  • le Comptoir familial en 1960
  • la Villa Marie-Claire en 1966
  • l' Atelier Poly-Teck en 1961
  • la Villa Dufresne en 1969
  • le Service d'entraide internationale en 1962
  • la Campagne du pain partagé en 1963
  • le Service des bénévoles en 1965
  • pour terminer, avec l'appui de l'Association des travailleurs sociaux professionnels de Sherbrooke, à la fondation d'une école de service social à l'Université de Sherbrooke en 1965.
À ce moment, Caritas-Sherbrooke commence à traverser une première crise de croissance et s'interroge sur l'opportunité de renoncer à ses fonctions de conseil d'œuvres. En somme, il vit la même remise en question que Caritas-Canada.

Suite à Vatican II qui insiste sur la nécessité de la bonne organisation de la pastorale dans l'Eglise et suite aux changements sociologiques qui incitent à la distinction des fonctions d'ordre civique et temporel d'avec les fonctions d'ordre plus proprement pastoral, Caritas-Sherbrooke songe sérieusement à orienter ses activités vers sa seule fonction de commission diocésaine de pastorale sociale.
UNE FOI VIVANTE
"Si la foi n'a pas les œuvres, elle est tout à fait morte" (St Jacques, Ch. II, verset 17).


 
C'est finalement en 1967 que Caritas-Sherbrooke voit sa vocation désormais restreinte à l'œuvre d'église, plus spécifiquement à l'éducation caritative et à l'animation de la communauté chrétienne vis-à-vis les problèmes de bien-être et d'assistance, tant sur les plans international et national que régional. Le Conseil régional de bien-être est créé sur une base non confessionnelle et on lui confie la responsabilité de la Campagne de charité du Diocèse de Sherbrooke. Ce Conseil s'engage par ailleurs à financer Caritas aussi longtemps que la campagne utilisera les structures paroissiales pour son organisation.

Caritas ne conserve alors sous son autorité que le Fichier de Noël et le Service des bénévoles, tout en continuant d'assurer les services de secrétariat à L'aide aux Néo-Canadiens et au Service d'entraide internationale. Cette situation prendra toutefois fin dès 1970 avec le rapatriement du Fichier de Noël et du Service des bénévoles au Conseil de bien-être.
Sur cette même lancée, le Conseil de bien-être parvient même en 1970 à limiter son financement de Caritas à 10 000$ par année, et ce à même le 35 % recueilli au cours de la campagne dans les paroisses et remis à l'Archevêché pour Caritas et les conférences paroissiales St-Vincent-de-Paul.

Malgré cette pénible situation de perte de deux de ses principaux rôles jusqu'alors, Caritas continue quand même son travail d'animation pastorale avec une sincérité qui ne laisse aucun doute. Il met en place d'autres œuvres: la Ligue pour le développement en 1970 qui devient la Ligue de solidarité en 1975, Secours-Amitié en 1972, la Ligue pour la protection de l'enfance(LIPPE) et Récupex en 1975 ainsi qu'Achèt'Estrie en 1979.

Tout en acceptant son nouveau statut, Caritas-Sherbrooke ne peut par ailleurs se limiter à l'animation théorique et verbale. Il réclame donc une animation pratique et active par l'implication dans certaines œuvres. Cette façon de faire conduira éventuellement à la perte dudit statut.
L'éveil aux problèmes du Tiers-Monde continue cependant de préoccuper Caritas-Sherbrooke avec la mise sur pied des œuvres suivantes: un comité local de l'Organisation catholique canadienne de développement et paix en 1968 et financé à même les recettes de la Campagne du pain partagé, du Rallye Tiers-Monde fondé en 1969 et du Restaurant du partage établi en 1975, le Carrefour régional pour la coopération internationale incorporée en 1976 et devenant alors le Carrefour de solidarité internationale, Action-Fraternité-Vietnam en 1979 qui devient ultérieurement Action Fraternité-Internationale.

Il est bien clair que Caritas-Sherbrooke suit les signes des temps et se laisse porter par une conception engagée de la pastorale caritative, ce qui ne peut faire l'unanimité. C'est finalement en 1981 que Caritas-Sherbrooke perd son mandat de commission diocésaine d'animation aux réalités caritatives et sociales aussi bien d'ordre régional qu'international, et ce au profit d'un Service diocésain de pastorale sociale différent de Caritas-Sherbrooke et financé à même les fonds antérieurement alloués à Caritas-Sherbrooke. C'est ainsi que Caritas-Sherbrooke se retrouve sans fonction officielle, et sans vivres, tout en ayant le droit d'exister en tant qu'organisme catholique d'action sociale.
À force d'efforts répétés, d'initiatives variées et avec la reprise à son compte de la Campagne du pain partagé, cette dernière ayant été remplacée par la collecte du Carême comme moyen de financer Développement et paix, Caritas-Sherbrooke réussit à survivre et à continuer son travail par la fondation de nouveaux organismes en 1981: le Service d'aide extérieure et le Centre de bénévolat, le Centre de rencontres et l'Association des parents et des amis des malades mentaux de L'Estrie.
LES 15 ANNÉES SUIVANTES (1982-1997)
Pendant l'ensemble de cette période, Caritas-Sherbrooke ne cesse de se comporter en perpétuel agent de changement. En effet, au terme de son 30 ième anniversaire de fondation en 1988, il procède à une révision en profondeur de sa Charte, de ses règlements de l'ensemble de son fonctionnement: mission, secteurs d'activités, financement, ressources humaines et matérielles. Pour ce faire, un moratoire est décidé et un comité, composé de 4 personnes incluant le président et le directeur général, est mis en place.
Le Comité en question a pour mandat de formuler toute recommandation pertinente à la lumière de la situation qui prévaut alors et qui peut se résumer comme suit:
  • - croissance rapide des obligations financières et des effectifs en personnel de Caritas-Sherbrooke, ces obligations et effectifs ayant pratiquement doublé en 6 ans;
  • - besoin de réexamen, de revitalisation et de transition en matière d'orientations et de fonctionnement en vue d'un nouveau départ;
  • - nécéssité de mettre à jour la Charte et les règlements de Caritas-Sherbrooke, compte tenu de la disparition au cours des années de ses trois missions générales (Conseil de bien-être, Campagne unifiée de sollicitation et Office de pastorale sociale).
Cette importante besogne terminée, 18 nouveaux organismes voient le jour durant les 10 années qui suivent: la Maison Simon-Perrault en 1982, la Semaine du bénévolat en 1983, Assistance Québec-Afrique en 1985, Les amis de la paix en 1986, la Fondation Caritas-Sherbrooke en 1987, de même que la Maison chez Doris, S.O.S Grossesse et Moisson-Estrie en 1988, La maison Aube-lumière et le Service philatélique d'entraide de Caritas en 1989, le Fonds Caritas-Hydro et le Comité de lutte contre la pauvreté en 1990, La Grande Table, la Maison Maurice-Delorme et le Projet bénévolat-Étudiant en 1991, Solidarité Quart-Monde Caritas en 1995, Amitié Estrie-Autochtones en 1997 ainsi que le Projet Nemrod en 1998.
LA PROFONDE MUTATION (1998-2001)
Àprès une autre période de 10 ans aussi productive avec sa vingtaine de nouveaux organismes et projets, et lors de la célébration du 40e anniversaire de fondation de Caritas-Sherbrooke, s'impose une nouvelle révision, encore plus substantielle que celle du 30e anniversaire, mais sensiblement de même nature et comportant une urgence certaine.
Cette vaste opération commence avec d'importantes modifications apportées à la Charte de Caritas-Sherbrooke Inc.: D'abord au niveau du Préambule qui précise désormais ce qu'est Caritas, son caractère confessionnel, sa mission générale, sa finalité ultime, son terrain d'intervention, ses objectifs -cibles et des moyens d'action en parfaite coordination avec son caractère confessionnel.
  • -Ensuite au niveau de ses trois mandats particuliers désormais disparus: la responsabilité de l'organisation de la Campagne de Charité (aujourd'hui Centraide-Estrie) de 1957 à 1967; la responsabilité de Conseil régional de Bien-être (aujourd'hui inexistant) de 1958 à 1967; et la responsabilité d'agir comme commission diocésaine de pastorale sociale de 1958 à 1981. Puis suivent une série de mesures que l'on peut facilement résumer comme suit:
  • -Mise au point et début de réalisation, dans le cadre d'un projet articulé autour de délégués régionaux, d'une structure décentralisée de Caritas, et ce tant au niveau de ses services et projets que d'une représentation de la région, de l'Archevêché et d'autres partenaires à l'intérieur de ses instances cette fin, cessation des activités de deux grands services: l'Action fraternité internationale (AFI) dont les derniers dossiers actifs sont en voie de traitement et incorporation dans une entité légale distincte du Centre d'action bénévole;
  • -Entrée en fonction, au début d'avril 1999, d'un nouveau directeur en la personne de monsieur l'abbé Robert Rouleau qui, tout en demeurant curé, s'est attelé avec vigueur à ce nouveau défi de prendre la relève de monsieur l'abbé Desève Cormier. À la barre de Caritas-Sherbrooke avec un cahier de réalisations bien rempli, ce dernier a pu recevoir un hommage de gratitude bien sincère de la part de nombreux collaborateurs et amis au cours de la Fête annuelle des bénévoles de Caritas; cet événement a pris place le 26 septembre 1999 et fut, peu de temps après, suivi d'un autre durant lequel la maison qui abrite alors Caritas au 636 de la rue Québec, a officiellement été baptisée MAISON CORMIER, cette maison ayant été propriété de ses parents et habitée par leur famille composée de l'abbé Cormier et de ses deux frères.
L'abbé Rouleau, après une année plus que productive avec ses deux postes de curé et de directeur général de Caritas, dut finalement, au début d'août 2000, se résigner à céder son poste à un nouveau directeur général, un laïc cette fois en la personne de monsieur Bernard Houle; celui-ci ayant pour mandat;
  • -Révision complète des diverses politiques relatives au personnel (salaires et avantages sociaux) de Caritas de même que réorganisation progressive des tâches et de l'infrastructure informatique requise;
  • -Mise en place, au niveau de la Fondation Caritas, d'un nouveau Conseil d'administration distinct de celui de Caritas; ce nouveau Conseil, désormais de composition mixte, comporte 10 membres dont 6 sont nommés par l'Archevêque de Sherbrooke et 4 par le Conseil d'administration de Caritas;
  • -Application progressive d'une nouvelle approche et philosophie de partenariat sur le terrain:
  • -Projets-Milieu destinés principalement à des fins de dépannage et de financement à court terme;
  • -Ententes de service avec affectation de ressources humaines et monétaires dans les diverses zones du diocèse de Sherbrooke et dans les diverses MRC de l'Estrie;
Signature de (2) Ententes-cadre 2:
  • -Entente spécifique sur la participation sociale impliquant comme partenaires Caritas, Centraide, le CRD et trois ministère provinciaux pour un investissement annuel de l'ordre de 360 000$ par année durant la 1ère année et de 310 000$ par année pour les deux autres années, 60 000$ par année provenant de Caritas;
  • -Entente-cadre impliquant Caritas, le Diocèse de Sherbrooke, les Chevaliers de Colomb et Desjardins ; prévoyant un investissement de l'ordre de 100 000$ par année durant 3 ans dont 30 000$ par année provenant de Caritas, ce projet a pu être finalisé au cours de l'automne 2001 et était déja partiellement en voie de réalisation avec la conclusion récente d'une Entente de service avec le Diocèse de Sherbrooke.
LA PROGRESSIVE CONSOLIDATION (2002 - 2004)
En 2004, Caritas, en tant qu'organisme, est en voie de compléter sa profonde mutation entreprise il y a 5 ans suite à une période de réflexion d'une couple d'années: régionalisation (nom, instances, infrastructures et services); Caritas-Sherbrooke est devenu Caritas Estrie;
  • -intégration au Diocèse de Sherbrooke en partenariat avec celui-ci, notamment en matière de pastorale sociale;
  • -mise à jour de sa Charte et de ses Règlements généraux pour refléter lesdits changements;
  • -abandon de la réalisation et du maintien d'organismes socio-communautaires en intervenant en partenariat et sur le terrain à l'aide d'effectifs professionnels;
  • -conclusion d'une entente-cadre en partenariat avec les firmes CIBC et CIBC WOOD GUNDY: celles-ci vont désormais prendre la relève de Caritas pour la tenue de son Tournoi annuel de golf et lui en remettre les profits nets annuels.
Après tant d'années de laborieux et fructueux efforts, il est maintenant temps pour Caritas de consolider ses acquis avant d'entreprendre une nouvelle phase de développement; il faut en effet se rappeler que le budget de Caritas à considérablement augmenté depuis l'année 1999 où il s'élevait à 366 000$ et comportait un déficit de l'ordre de 100 000$, alors que ce budget voisine maintenant les 500 000$ et comporte un déficit anticipé de l'ordre de 15 000$ en 2004.

Il faut également prendre bonne note que la mauvaise température peut parfois et subitement compromettre considérablement l'atteinte des objectifs visés, comme ce fut la cas pour la Campagne de Noël pour la paix en décembre 2003.

Il faut enfin réaliser l'essoufflement et le vieillissement de bon nombre de valeureux bénévoles au fil des ans , Caritas s'apprêtant à célébrer ses 50 années d'opération en 2007.
Voilà pourquoi Caritas doit désormais marquer le pas dans la croissance de certaines levées de fonds, tout particulièrement celle de la Campagne de Noël pour la paix, qui doit d'une année à l'autre, affronter la redoutable concurrence de Centraide, de Moisson Estrie et des Paniers de l'Espoir.

Voilà pourquoi le moment est particulièrement propice pour mettre l'épaule à la roue et réaliser les activités suivantes, avant d'entreprendre d'autres Lac-à-l'Épaule pavant la voie à d'autres éventuelles mutations :finaliser la base des données des donateurs en l'arrimant avec la grande famille des bénévoles et ainsi disposer des données nécessaires pour adéquatement reconnaître le mérite et honorer ces importants effectifs tout en leur conférant un long et substantiel sentiment d'appartenance à Caritas;
  • -réaliser un programme précis d'action pour assurer une meilleure visibilité de Caritas à partir du document de politique intitulé PROMO CARITAS et adopté en décembre 2003;
  • -commencer à mettre en place des Café Internet, d'abord à Sherbrooke si possible et ultérieurement dans les 5 autres districts de l'Estrie; ceci en vue d'agrandir, de rajeunir et de revitaliser notre famille de bénévoles tout en recentrant l'action de Caritas sur sa base chrétienne, i.e. celle de l'Évangile et de la pensée de l'Église catholique. Comment? En développant un esprit de compassion et de charité chrétienne qui doit être l'aiguillon de la justice sociale et qui incite à l'entraide et au partage;
  • -mettre au point les mécanismes d'allocation des subventions provenant du Fonds diocésain de lutte contre la pauvreté et l'injustice en Estrie: meilleure compréhension et application des critères d'attribution, sensibilisation à des causes de caractère régional, etc;
  • et enfin, ne pas mettre de côté l'incontournable équilibre budgétaire absolument nécessaire à la survie de tout organisme, surtout communautaire.

De 2005 à aujourd'hui
Caritas Estrie
En 2005, la Charte et les Règlements généraux sont modifiés et confirme la présence de l'Archevêché et des Chevaliers de Colomb dans ses instances décisionnelles.
Caritas Sherbrooke reçoit de nouvelles lettres patentes , en août 2005, dorénavant l'appellation légale sera: le Service Caritas Estrie inc.
Comités de district
En régionalisant et en décentralisant ses pouvoirs, Caritas Estrie donne plus d'autonomie à ses Comités de district. Ceux-ci ont pour rôle;
- D'organiser les diverses Campagnes de financement dans leur district, notamment la Campagne pour la paix et la Campagne du pain partagé.
- De distribuer les sommes recueillies dans leur district par le Fonds diocésain de lutte contre à la pauvreté et l'injustice en Estrie.

En 2005, voici la répartition des 6 comités de district en Estrie.
# 04- Coaticook, Magog, Stanstead
# 23- Windsor, Richmond, Valcourt
# 35- East-Angus, Weedon, La Patrie
# 79- Sherbrooke Ouest, St-Élie, Lennoxville
# 87- Asbestos, Wotton, Danville
# 108- Lac-Mégantic, Woburn, St-Romain
# 112- Sherbrooke Est, Bromptonville, Stoke
* À partir de 2008, le district 04 se divise en deux à cause de son étendue et de la concentration des résidents à Magog et Coaticook.
04-C- Coaticook, Compton, Waterville
04-M ;Magog, North Hatley, Stanstead
* En 2009, le district 35 se divise en deux à cause de la grandeur de son territoire
35-E- East-Angus, Cookshire, La Patrie
35-W- Weedon, Beaulac, Stratford
En 2009, il y a maintenent 9 districts en Estrie.

Fonds diocésain de lutte contre la pauvreté et l'injustice en Estrie
Entente-cadre 2005-2008

Caritas Estrie en est à sa deuxième Entente-cadre pour le Fonds diocésain de lutte contre la pauvreté et l'injustice en Estrie, entente signée avec le Diocèse de Sherbrooke, les Chevaliers de Colomb et la caisse populaire Desjardins des Moulins et du Vieux-nord pour une durée de trois ans de 2005 à 2008.
Ce Fonds vise à financer des activités ou des projets qui répondent aux besoins de personnes défavorisées ou souffrant d'exclusion. Le Fonds permettra aussi de répondre à des demandes ponctuelles de dépannage en faveur d'organismes en difficulté. Les projets financés sont en lien avec la pauvreté, l'injustice, la famille, la jeunesse ou la pastorale sociale.
En 2005: 123 086.22$ furent distribués en Estrie pour le bénéfice de 212 projets du Fonds de lutte et 45 892.71$ pour le secours direct (Soutien aux projets locaux).
En 2006: 116 503.76$ pour 221 projets du Fonds de lutte et 42 743.36$ en secours direct.
En 2007: 113 803.52$ pour 133 projets du Fonds de lutte et 53 136.50$ en secours direct.
En 2008: 75 000$ pour 105 projets du Fonds de lutte et 27 750$ en secours direct

 


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